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Ouest-France – Aujourd’hui j’ai le droit de savoir

TÉMOIGNAGE. Sous Androcur, elle a développé cinq tumeurs : «Aujourd’hui, j’ai le droit de savoir»

Emmanuelle Huet-Mignaton, habitante de Bretteville-sur-Odon (Calvados), a créé une association d’aide aux victimes de l’Androcur. Ce médicament, prescrit entre autres pour traiter l’endométriose, lui a provoqué des tumeurs au cerveau. Elle témoigne.

Emmanuelle Huet-Mignaton a décidé de passer à l’action. En créant l’association Amavea, qui regroupe déjà plus de 80 personnes, elle entend remonter toute « la chaîne des responsabilités » qui l’ont menée à prendre de l’Androcur, le médicament du laboratoire allemand Bayer, qui serait à l’origine de son état actuel.

En 2013, cette native de l’Orne, analyste financière à la Banque de France à Paris, se réjouit d’avoir obtenu sa mutation à Caen, ville de ses études, puis d’avoir trouvé une jolie maison à Bretteville-sur-Odon.

Cinq tumeurs détectées

Mais en 2015, la joie cède aux soucis : « J’avais du mal à travailler, à me concentrer. J’étais toujours fatiguée. Cela a d’abord été mis sur le compte d’une dépression plus ou moins larvée. »

Il lui faut attendre août 2017, et une « main droite devenue inerte », pour connaître la vraie raison de son état de santé. « En passant une IRM, on a découvert que j’avais cinq méningiomes (des tumeurs des méninges, le plus souvent « bénignes »), dont un, gros comme une orange. » Lire la suite