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L’Obs – Androcur : les patients devront attester qu’ils sont informés des risques de tumeur

Dès le 1er juillet, tout patient débutant un traitement avec Androcur ou ses génériques devra être informé du risque de tumeur lié à ces médicaments et bénéficier d’un examen d’imagerie cérébrale, selon l’Agence du médicament.

« Cette information concerne principalement les femmes, l’acétate de cyprotérone, principe actif de ces médicaments, étant minoritairement prescrit aux hommes, notamment pour le cancer de prostate et les déviances sexuelles (castration chimique pour pédophilie et/ou viols à répétition) », explique à l’AFP le Dr Jean-Michel Race, endocrinologue, de l’ANSM.

Une fiche d’information sur le risque de méningiome (tumeur le plus souvent bénigne) de ces médicaments devra désormais être remise par les médecins prescripteurs à leurs patients.

Ces derniers ne pourront obtenir ces médicaments en pharmacie que sur la présentation obligatoire d’une attestation annuelle d’information qu’ils auront signée ainsi que le médecin prescripteur, à compter du 1er juillet pour les nouveaux traitements et du 1er janvier 2020 pour les renouvellements.

Tumeurs intracrâniennes

L’Androcur (laboratoire Bayer) et ses génériques prescrits pour combattre une pilosité excessive sévère (hirsutisme) ou, hors de son indication officielle, pour l’endométriose ou l’acné, peut multiplier jusqu’à 20 (après 5 années de traitement), et même plus, la probabilité de tumeurs intracrâniennes chez les femmes traitées longtemps et à hautes doses.