Notre revue systématique avec méta-analyse sur le risque de méningiomes intracrâniens associé aux médicaments progestatifs, menée en partenariat avec le GHU PARIS, service de neurochirurgie du Pr Johan Pallud.
En analysant 78 études internationales, nous montrons :
– un surrisque majeur avec l’acétate de cyprotérone (estimé à 12,4)
– un surrisque avec l’acétate de médroxyprogestérone
– des signaux pour d’autres macroprogestatifs (acétate de chlormadinone, acétate de nomegestrol, promegestone, medrogestone, desogestrel)
– Un risque accru de méningiomes malins pour certaines molécules
– Une prédominance des localisations à la base du crâne
– Une régression possible mais non systématique de la taille du méningiome après k’arrêt du traitement
Le niveau de preuve varie selon les molécules, mais ces données renforcent la nécessité d’informer clairement les patientes, de limiter les prescriptions (indication strictement nécessaire, dose minimale, durée minimale) et d’assurer un suivi adapté en cas d’exposition prolongée.
Etude à lire ici : https://www.thelancet.com/journals/eclinm/article/PIIS2589-5370(26)00038-6/fulltext
Merci à Benoit Hudelist et à toute l’équipe de neurochirurgie du GHU Paris Psychiatrie et Neuroscience – Sainte-Anne pour ce travail collaboratif.






