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Méningiome : tout ce qu’il faut savoir sur cette tumeur cérébrale

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Méningiome : tout ce qu’il faut savoir sur cette tumeur cérébrale

Article de Femme Actuelle du 29 avril 2020

L’article est ici 

Le méningiome est une tumeur cérébrale le plus souvent bénigne. D’évolution lente, elle ne nécessite pas toujours d’intervention chirurgicale. Quels sont les symptômes, comment est établi le diagnostic et quels sont les traitements ? On fait le point.


Qu’est-ce qu’un méningiome ?

Le méningiome est une tumeur non cancéreuse qui se développe au niveau des méninges, membranes qui protègent le système nerveux central et sont composées de trois couches : la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère. Il s’agit du type le plus courant de tumeur primitive au cerveau, représentant 30 % de toutes les tumeurs cérébrales.

Les causes du méningiome et les facteurs de risque

Il est difficile d’expliquer la survenue d’un méningiome. Certains facteurs de risque ont toutefois été observés par les chercheurs parmi lesquels : un traitement antérieur de la tête par radiothérapie, des antécédents familiaux, et donc un facteur génétique, un traitement hormonal comme l’Androcur dont une récente étude a montré qu’il multipliait considérablement le risque de présenter un méningiome pour les femmes qui l’ont utilisé au long cours.

La classification des méningiomes

C’est l’analyse d’un prélèvement de la tumeur qui va permettre de déterminer son grade, et donc d’adapter le traitement en conséquence. Dans le cas du méningiome, il existe trois grades.

  • Grade 1 : Il correspond aux méningiomes « bénins »(ajout d’AMAVEA : le terme bénin est uniquement en opposition à « malin » donc non cancéreux)  dont la croissance est lente. Ce type de tumeur peut ne pas nécessiter de traitement s’il ne provoque pas de symptômes. Sa croissance sera surveillée par l’imagerie, scanner ou IRM.
  • Grade 2 : Le méningiome de stade 2 est dit “atypique”. Il est plus agressif et présente un risque plus élevé de récidive. La radiothérapie est parfois nécessaire après l’intervention.
  • Grade 3 : Ces méningiomes malins, beaucoup plus graves sont également très rares. Selon le service de neurochirurgie de l’hôpital de Lariboisière à Paris, ils représentent moins de 1% des méningiomes. Le risque de les voir récidiver est très élevé et la radiothérapie indispensable après l’intervention.

Méningiome : comment reconnaître les symptômes de cette tumeur cérébrale ?

Le méningiome est une tumeur cérébrale dont le développement est lent dans la plupart des cas. La tumeur peut être présente pendant plusieurs années et ne provoquer aucun symptôme, elle est d’ailleurs fréquemment découverte par hasard lors d’un examen de routine. Les symptômes et leur intensité vont dépendre de la localisation de la tumeur et de son grade. Il faut toutefois garder à l’esprit que, si les symptômes listés ici doivent alerter, ils ne signifient pas obligatoirement qu’une tumeur se développe dans le cerveau. Seul un examen d’imagerie pourra le confirmer.

  • Des maux de tête qui vont en s’aggravant
  • Des crises d’épilepsie
  • Des troubles de la vue, de l’odorat, de l’audition
  • Des troubles de la parole
  • Une faiblesse dans un membre
  • Des vertiges, des pertes d’équilibre
  • Confusion, désorientation

Comment détecter un méningiome ?

Comme nous l’avons expliqué, il arrive dans de nombreux cas que le méningiome soit découvert fortuitement lors d’un examen d’imagerie.
Seul l’IRM (ajout d’AMAVEA : avec injection si possible), ou le scanner permet de confirmer la présence d’un méningiome. Ces examens pourront être prescrits par le médecin devant un faisceau de plusieurs symptômes évocateurs d’une tumeur cérébrale.

Les conséquences d’un méningiome

Si le méningiome est un tumeur non cancéreuse, elle n’est pas anodine pour autant. Certaines tumeurs, très agressives, peuvent mettre en péril la vie du patient si elles ne sont pas retirées ou traitées. De manière générale, en fonction de sa localisation, c’est la présence même du méningiome et les structures ou tissus du cerveaux qu’il comprime qui va entraîner des complications. C’est donc l’atteinte des fonctions cérébrales et non les cellules de la tumeur qui provoque ces complications.

Traitements du méningiome

  • Surveillance

Dans de très nombreux cas, la prise en charge du méningiome, lorsqu’il est de bas grade, va consister en une surveillance attentive de son évolution par des IRM régulières pendant plusieurs années. L’évolution du méningiome étant lente, cette surveillance peut suffire et même être définitive en fonction de l’âge du patient et de l’apparition, ou non, de symptômes handicapants.

  • Ablation chirurgicale de la tumeur

Pour les tumeurs de grade 2 ou de 3 qui provoquent des symptômes, la chirurgie est le traitement le plus courant. Les risques de l’opération dépendant de la localisation de la tumeur.
(Ajout d’AMAVEA : on ne connait le grade que si le méningiome est opéré. Et la chirurgie peut être nécessaire pour un méningiome qui s’avérera après opération  de grade 1 mais qui provoque des symptômes graves)

  • Radiothérapie et radiochirurgie

Si l’intervention chirurgicale n’a pas permis de retirer l’intégralité de la tumeur, qu’elle ne peut pas être retirée en raison de sa localisation, ou que le risque qu’elle récidive est très élevée, le patient devra faire des séances de radiothérapie. La radiochirurgie qui consiste à délivrer une forte dose de rayon de manière très localisée peut également être envisagée.

Méningiome : tout ce qu’il faut savoir sur cette tumeur cérébrale

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