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Lutényl et Lutéran, deux pilules contraceptives dans le viseur des autorités pour des risques de méningiome

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Lutényl et Lutéran, deux pilules contraceptives dans le viseur des autorités pour des risques de méningiome

L’Agence nationale de sécurité du médicament a lancé jusqu’à fin septembre un appel à contributions pour les patientes traitées par Lutéran et Lutényl, avant une consultation publique en novembre.

Après la Diane 35 et l’Androcur, ce sont deux nouvelles pilules contraceptives qui se trouvent dans le viseur des autorités de santé : Lutényl et Lutéran.

Alertant depuis début 2019 les femmes sur le risque de méningiome – une tumeur des membranes qui entourent le cerveau, bénigne dans la plupart des cas – associé à leur utilisation prolongée et à dose élevée, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a décidé de lancer une consultation publique pour faire remonter les expériences, annonce-t-elle dans un communiqué publié sur son site, jeudi 24 septembre.

Concrètement, « toute personne ou structure qui souhaite exprimer son opinion sur l’utilisation de ces médicaments ou partager son expérience est invitée à déposer une candidature entre le jeudi 10 et le mercredi 30 septembre 2020 pour pouvoir être auditionnée le lundi 2 novembre », précise l’agence. Ces auditions, filmées, seront retransmises en direct sur la chaîne YouTube de l’ANSM.

Après une vaste étude épidémiologique, les autorités sanitaires publiaient en juin une mise en garde concernant ces deux traitements et leurs génériques, qui augmentent le risque de méningiome. Cette étude a « permis de quantifier pour la première fois ce risque : une femme qui prend l’un de ces traitements pendant plus de six mois a environ 3,3 fois plus de risque de développer un méningiome par rapport au risque de base ; le risque augmente avec la durée du traitement, et également avec la dose utilisée et l’âge de la patiente : sous Lutényl, le risque est multiplié par 12,5 à partir de cinq ans de traitement, sous Lutéran, il est multiplié par 7 pour 3,5 ans de traitement », écrivent les autorités sanitaires.

L’ANSM publie également sur son site des recommandations préliminaires à destination des patientes traitées par Lutényl, Lutéran ou leurs génériques, invitées à consulter leur médecin, lequel pourra, selon l’ancienneté de traitement, proposer d’effectuer une imagerie cérébrale.
Article ici : https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/09/25/pilules-contraceptives-lutenyl-et-luteran-dans-le-viseur-de-l-ansm-pour-des-risques-de-meningiome_6053574_1651302.html

Note de l’association : on pourra s’étonner de ce que ces deux traitements soient indiquées comme « pilule contraceptive » dans l’article, alors que ce ne sont pas des indications pour lesquelles les laboratoires les ont mises sur le marché !
Idem pour l’article du Parisien : https://www.leparisien.fr/societe/sante/risque-de-meningiome-l-agence-du-medicament-alerte-sur-le-lutenyl-et-le-luteran-26-09-2020-8392035.php

Quant à la communication du journal Marie-Claire, ils en sont encore à dire que les progestatifs sont juste « suspectés de favoriser » les tumeurs cérébrales !!!
https://www.marieclaire.fr/luteran-lutenyl-meningiome-tumeur-cerebrale-consultation-publique-ansm,1357150.asp