Testimony of Carole, 8 years of Lentenyl, 1 left parietal meningioma operated in 2020

First of all to start, thank you for
Allow us to put words on our Emmanuelle Mignaton ailments.
This path, I have undertaken it many times, but as many times I have stayed there. Today if I decide to share with you again with my testimony, it is because I grew up, advanced, understood. However, despite all these keys, I am able to open the heavy door that definitively moves me away from my hell? No not yet. It is a long work of introspection, analyzes, and various readings.
Like you all, I had a meningioma. 7cm3 left parietal. I was operated on December 17, 2020. I am 51 years old. 8 years of Lutenyl.
Bénin – Tout va bien – Ce n’est rien – c’est dans votre tête – Vous êtes dépressive – C’est rien – Vous êtes fragile – Avez-vous pensé à prendre des antidépresseurs – Les douleurs ? 1 semaine madame – C’est dans votre tête – Vous êtes dépressive – Votre tumeur est petite – En soi, c’était une petite opération madame – Des tumeurs madame, j’en vois toutes les semaines –
The same words tirelessly. Again and again. So many words that insidiously build the weight of the evils that marks you with indelible ink. Hence the importance of choosing words. The good news of the existence of this cerebral squatter added to medical mistreatment made that in my house it was almost instantaneous:
- amazement
- dissociation
- mental leakage
The amazement prevents you completely from reacting since you no longer feel anything. You are completely disconnected. Physical and mental anesthesia.
The dissociation has made your emotional circuit disjected. It's like just watching a series on Netflix.
The mental flight takes you to a form of permanent avoidance.
I changed doctor, work dentist, post-operative neurosurgeon ...
I only took a preoperative opinion. I didn't take the time to take a second one. Big mistake
At home, it was almost immediate. Severe post-traumatic stress:
• Drown state H24
• Nausea
• Headache
• Brain compression feeling
• Permanent cerebral fog
• Hyperacusia
• Memory disorder
• Difficulties to concentrate me
• Sensation of having your head in a vice
• Perception in erroneous space
• Sensation that the ground is hidden under my feet
•Photophobia
• Vagal discomfort
• Sensation of imminent death
• Severe insomnia
• Fear of falling asleep
• Inability to walk outside the house
•Agoraphobia
• Hyper vigilance
• Busades
So many symptoms taken lightly by the medical profession.
Operated in Toulouse by a "professor" who passed the success of the "little" intervention makes fun of your ailments which he always gives the responsibility of your mind. Since of course, I was weak. Do not let anyone make you believe that it is abnormal to feel vulnerable and fragile.
I will not insist on emotional care because there was none. I will not insist on the said tumor, because today it is no longer there.
On the other hand, it is nevertheless advisable to emphasize trauma. Who on the other hand, two and a half years later is still there. He was right on one point this teacher: it is indeed in my head! But as I often explain. It is much more complex than a simple swinged sentence, the "it is in your head" which lets you think that what you live is your fault. That it is you and you alone who inflict all of this. That you are guilty of ...
Voilà comment je suis passée de la victime à la coupable. Quelle charge mentale de se sentir coupable en plus d’être squattée cérébralement. Et la charge mentale ?! On en parle ?! Il faut comme d’habitude que nous femmes, nous soyons des warriors. Apprendre que j’avais un méningiome, une tumeur cérébrale fut un véritable traumatisme. Un tsunami émotionnel. Le déni médical n’a fait qu’aggraver la situation et leur déni a retarder l’identification du stress post-traumatique et par conséquent sa prise en charge. Et ce durant des mois…et des mois.
Which of course complicates healing today.
Ma fuite mentale a duré un bon moment…en parallèle,  mes douleurs, mon hyper vigilance permanente m’ont conduite à un épuisement m’obligeant à me mettre en arrêt maladie. Je suis suivie par une clinique sur Toulouse qui gère les douleurs chroniques et leur psy qui gère les grands traumatismes. C’est chez eux, que mon stress post-traumatique a été identifié. Enfin quelqu’un qui m’entendait… Le parcours est long, mais j’ai beaucoup avancé et appris. J’ai compris que mon traumatisme n’était pas réglé et que chaque situation (sans en avoir conscience) qui me ramène à ce trauma, l’esprit m’envoie des signaux par le biais de manifestations corporelles. Le traumatisme ou l’élément déclencheur est un tsunami. Chaque situation la rappelant est une onde choc, une vague. Cette vague, c’est notre mémoire émotionnelle qui subitement reprend le dessus. Cette vague vous envoie alors des signaux d’alertes. Pour moi, depuis 2 ans et demi, ce sont des douleurs sur le cuir chevelu, des céphalées de tensions face à l’épuisement d’une lutte psychique sans fin, des migraines, des difficultés à tenir de longues conversations, des douleurs dans le cou ( le nerf vague), une Sensation d’étranglement, une fatigue intense, des sensations de mort imminente ou de danger dans de simples et banales situations quotidiennes. Un baromètre du stress dans le rouge en permanence. Un calvaire pour soi et pour l’entourage qu’il soit personnel ou professionnel.
Is it aware of it allows me to interact? Not unfortunately. The path is still long.
Alors est ce qu’un méningiome est bénin ?! Non et mille fois non. Ce mot ne devrait même pas être utilisé. Car le traumatisme laissé est invasif et nous dévore peu à peu.
Je veux pouvoir dire à toutes les victimes de méningiome quelles qu’elles soient, qu’il n’y a pas de petit traumatisme et que toute douleur a raison d’être. Qu’être bien entourée est la clé pour dépasser cette épreuve ! Qu’un 2eme avis est nécessaire, voire VITALE. Si on peut éviter l’opération, ON ÉVITE. Une opération ne supprime pas le stress post-traumatique (dans mon cas) et que toute douleur a raison d’être. Ne laissez personne vous faire sentir coupable. Nous ne sommes coupables de rien, nous sommes des victimes. N’hésitez pas dès le début à vous faire aider par un psychologue, qui lui sera là pour vous entendre sans vous juger. L’entourage peut être un soutien mais ils ne peuvent pas et ils ne doivent pas devenir votre seul soutien. Le traitement des traumatismes par l’EMDR me semble approprié et dans mon cas, m’aide beaucoup. Aujourd’hui, on peut dire que j’ai beaucoup avancé,. Oui ! Que de chemin parcouru. Bien que ce travail pour avancer vers la guérison de l’âme soit épuisant, il est nécessaire. C’est pourquoi j’insiste sur le fait d’être prise en charge par un psychologue qui a l’habitude de gérer les traumatismes. Vous n’avez pas a porter ce poids seule. Même si vous pensez ne pas en avoir besoin, vous êtes peut-être juste dans une phase de dissociation. Deux ans et demi après, bien sur que je vais mieux, rassurez vous, cela prend du temps, mais ce temps ne sera pas du temps perdu. Il vous rendra plus forte, plus lumineuse et rayonnante. Parce que vous aurez appris à maîtriser la bête que même votre neurochirurgien ne maîtrisera jamais. La bête bien sur, c’est votre esprit.
So to conclude, I will finish with these words: talk to it! All the time, as much as you need but talk to good people. With Amavea, you will find women like you, with their own story, who will listen to you, will refer you but who will never judge you.
A big thank you to all those who will read me.
Take care of yourself.