Testimony in the progestogy scandal: a Toulouse with a brain tumor says his anger

Testimony in the progestogy scandal: a Toulouse with a brain tumor says his anger

Publié le Mis à jour le
Écrit par Christine Ravier
Emmanuelle Choussy is rebellious to have been dealing for years for health professionals who were unaware of the undesirable effects of progesterones.
Emmanuelle Choussy est révoltée d’avoir eu affaire des années durant à des professionnels de santé qui ignoraient tout des effets indésirables des progestérones. © FTV

Emmanuelle Choussy took lutenyl, a contraceptive pill based on progesterone for 18 years before a gynecologist alerted her. This Toulousaine discovered that she had a brain tumor because of this treatment. Today she wants to fight.

Emmanuelle Choussy ne s’est pas sentie en danger quand sa gynécologue lui a demandé de faire une IRM. « J’ai tardé à passer l’IRM parce qu’à mon sens je n’avais pas de symptôme lié à une tumeur potentielle. C’était là mon erreur parce que ça fait 25 ou 30 ans que je suis migraineuse et que j’ai pris de multiples traitements prescrits par différents médecins ».

Or l’examen qu’elle fait le 8 septembre dernier apprend à Emmanuelle qu’elle a une tumeur de 7 cm dans le cerveau. « J’ai pris un train dans la gueule ! Il n’y a pas d’autre expression » réagit-elle sur son blog avant d’expliquer qu’elle a pris une pilule contraceptive à base de progestérone, le Lutényl, pendant 18 ans.

A trying to come

« It is difficult because there is a period of acceptance, it must be said that his life will never be the same again, explains this free lance photographer. There may be heavy consequences. We must consider the operation but we must consider the post-operative too and I am a single mother. How is it going? How long will I be immobilized? I am not an employee, will I be entitled to daily allowances? Will I be able to rework one day? ».

So many questions that Emmanuelle brews daily in his head as much as to remove his osteo-mening, you have to make a craniotomy, that is to say open the skull, break the bone and rebuild it with cement. A trying operation of which she does not know the repercussions.

An under informed medical environment

Trois mois après avoir appris la nouvelle, elle se dit en colère contre « tout ceux qui continuent à prescrire cette molécule à tort et à travers sans faire passer d’IRM à leurs patientes. Il y a beaucoup de gynécologues qui continuent à prescrire la molécule et j’en veux aussi à ma pharmacienne à qui j’ai essayé d’en parler qui n’était pas au courant, à tous ces généralistes que j’ai consulté pendant des années pour mes migraines qui jamais n’ont trouvé judicieux de me faire passer une IRM de contrôle ».

Emmanuelle ne souhaite pas se laisser faire. Elle adhère à une association, l’AMAEVA, qui existe depuis 3 ans et regroupe d’après son site 2.500 victimes. Elle a ainsi pris attache avec un avocat parisien que d’autres victimes ont aussi sollicité, Charles Joseph-Oudin. Il fait partie des défenseurs des victimes du Médiator. « Nous essayons d’obtenir deux choses : la reconnaissance du lien de causalité, explique-t-il, établir que c‘est bien la prise du produit qui entraîne les troubles. La deuxième chose, c’est évaluer les préjudices afin qu’il y ait une prise en charge ».

Co-responsibility of labs and state

L’avocat retient la responsabilité conjointe des labos et des autorités sanitaires dans ce nouveau scandale sanitaire. « Vous seriez troublé de découvrir des dossiers où ces femmes se font opérer pour retirer des méningiomes et en sortant de l’opération, elles ont une prescription pour continuer Androcur, affirme-t-il à notre équipe. On sait aujourd’hui que depuis des années, les effets indésirables sont connus et que le laboratoire et les autorités de santé n’ont pas été suffisamment diligents pour informer correctement les patientes et leurs médecins prescripteurs de ces difficultés ».

"We are very clearly in this Androcur, Lotéran, Lotényl and all these progestin -wide files in the context of a major health scandal with many women who are victims of these drugs, damage that is extremely important, a laboratory that has been slow to inform patients and of course a health authority which, there too and as we have already seen in other files, has been able to communicate on side effects ”.

Today, these progestins are still on the market. Fortunately, their undesirable effects are better known. But the question arises of their prohibition given the severity of their undesirable effects. In addition, many women still have to be operated on. We cannot therefore take into account all the damages they have caused.