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Détection de méningiome par IRM: explications, témoignages

Pour détecter un méningiome, passer une IRM est incontournable. Mais cet examen clinique peut se révéler anxiogène pour le patient.

Méningiome IRM, un examen qui peut être anxiogène
Méningiome: passer une IRM, un examen qui peut être anxiogène

Dans notre groupe Facebook, de nombreuses personnes nous ont parlé dans le cadre d’un premier examen ou lors du suivi de méningiome du stress de passer une IRM, un examen médical effectué en clinique ou à l’hôpital.

Effectivement, plusieurs facteurs génèrent du stress pour le patient. Le but de l’examen clinique en lui-même car passer une IRM du cerveau n’est pas anodin et le méningiome est une maladie grave. Il est aussi très classique de ressentir de la claustrophobie lorsque le patient se trouve dans la machine permettant d’effectuer les clichés du cerveau. Aussi la durée d’une IRM, une quinzaine de minutes ce qui est relativement long. Et pour terminer, l’attente des résultats, un moment parfois difficile à passer pour le patient.

Méningiome visible sous IRM : injection d’un produit de contraste

L’IRM du cerveau demande aussi l’injection d’un produit de contraste à base de gadolinium qui fait l’objet d’une surveillance par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament). Certains médecins s’appuient sur la « dangerosité » de ce médicament pour ne pas prescrire cet examen clinique mais rien n’est prouvé à ce jour. En particulier en terme de dose cumulée, à partir de quand il pourrait devenir dangereux n’est pas connu à l’heure actuelle. L’injection de ce produit peut être indispensable pour que les méningiomes apparaissent sur les clichés d’IRM.

Méningiome : scanner ou IRM ?

Méningiome - IRM de contrôle après l'opération
Méningiome sphéno-orbitaire: une IRM de contrôle deux ans après l’opération. L’image est inversée, le méningiome se situait à gauche, la trace de la tumeur reste visible

Il y a eu par ailleurs de nombreuses discutions sur la détection de méningiome par scanner ou IRM. Certains médecins ont prescrit des scanners dans ce cadre. Ce dernier examen est bien moins stressant. L’appareil est plus ouvert et l’examen dure moins longtemps. Cependant, lors de toutes les discutions avec des neurochirurgiens ou lors des réunions avec l’ANSM, dans toutes les publications de l’ANSM sur le sujet de l’Androcur, jamais passer un scanner n’a été évoqué pour détecter les méningiomes. Il a toujours été question d’IRM cérébrale. Passer un scanner complémentaire peut être important, par exemple si le méningiome se loge aussi dans les os du crâne, cas de méningiome sphéno-orbitaire.

Actuellement, le délai de rendez-vous pour une IRM est souvent long

Aujourd’hui, les délais d’attente pour cet examen clinique qui demande un matériel de pointe est parfois long, entre deux et six mois. Cette attente peut se révéler elle aussi difficile.
Pour les patients traités par Androcur pour lesquels passer une IRM rapidement est important, le centre Neuro-Sainte-Anne a été mis en place par un parcours spécialisé:

Suivi médical de méningiomes par IRM : témoignages

Voici deux témoignages, d’Emmanuelle, présidente de l’association Amavea et de Nathalie, secrétaire. Tous deux sont différents, chaque personne a son propre ressenti. N’hésitez pas à nous rejoindre du Facebook soit pour partager votre propre vécu si vous avez déjà passé une IRM soit pour poser toutes les questions concernant cet examen.

Passer une IRM par Emmanuelle

Beaucoup de personnes me disent que passer une IRM est source d’angoisse pour elles, et je les comprends, j’ai été dans la même cas qu’elles il y a deux ans.
Maintenant, au bout d’un certain nombre d’IRM, on s’habitue et l’angoisse n’est plus du tout la même.
Je mets la technique que j’ai eue, qui s’apparente à une autohypnose, elle a marché sur moi, et la relation avec le soignant est aussi importante.
J’ai eu la chance à la première IRM d’avoir un assistant attentif et calme, qui a pris son temps. C’est souvent le cas, donc si vous avez des craintes, n’hésitez pas à les dire. Pour avoir eu une petite dizaine de manipulateurs depuis, j’en ai rarement rencontré qui ne soient pas sympathiques.
Cette première fois, j’avais dit à la personne qui me posait la perfusion : « Jamais je n’arriverai à rentrer dans cette machine, jamais ». A l’époque, j’étais beaucoup plus angoissée par faire cet examen, que par ce qu’il allait mettre à jour !
La personne m’avait dit de penser à un lieu que j’aimais beaucoup et de m’y projeter. De respirer doucement, et de rester dans ce lieu. De m’habituer à ce lieu ici et maintenant, d’y bouger, de regarder et sentir ce qui s’y passe.
Si vous avez un produit de contraste à injecter, on vous posera une perfusion. Le liquide ne chauffera pas vraiment, et moins que de l’iode injectée lors de certains scanners.
Il faut enlever de soi tout ce qui peut être métallique.
Ensuite, en entrant dans la pièce où est la machine, de faire le tour de la machine, d’en voir la taille, de l’apprivoiser en quelque sorte. Se dire que la machine nous « veut du bien », qu’elle est là pour nous aider (oui, je sais, ça peut paraître étrange, mais quand on y réfléchit, ça n’est pas si idiot)
La pièce est souvent très froide, et l’intérieur de l’IRM encore plus.
Il se peut qu’on vous propose une couverture pour avoir moins froid, surtout l’hiver.
On vous proposera des boules QUIES.
Une fois allongée sur le brancard qui va se glisser dans l’appareil, fermer les yeux et ne plus les ouvrir que lorsqu’on en ressort. S’il n’y avait qu’une chose à retenir, ça serait ça : fermer les yeux et tenter de s’évader. Avec le bruit, ça n’est pas toujours simple, car on a du mal parfois à forcer son cerveau à être « ailleurs ». Dans son lit, sur une plage, avec ses enfants, quelqu’un qu’on aime…
Et n’oubliez pas que si vous êtes trop inconfortable, on vous donne une sonnette, qui permet aux radiologues de savoir que ça devient trop dur pour vous. Certains radiologues vous parlent pendant l’examen, d’autres non. On ne peut savoir d’avance si on va tomber sur quelqu’un de compréhensif ou d’un peu rude. Mais la plupart comprennent les angoisses, donc c’est bien que beaucoup en ont et qu’en avoir n’est pas un signe de faiblesse !
Prévoyez un temps d’attente pour les résultats si on vous les fournit de suite. Il se peut qu’on vous demande de revenir les cherche un autre jour, ou qu’on vous dise qu’ils sont envoyés directement au médecin prescripteur.

Quelques récits d’IRM par Nathalie

Lorsque j’ai passé la première IRM, j’ai reçu de la clinique faisant l’examen toute une fiche explicative et un questionnaire (allergie, si on a des prothèses…). Ce que j’ai retenu était « Signalez si vous êtes claustrophobe ». Et je le suis, principalement dans les ascenseurs mais aussi dans les autobus.
Donc je suis arrivée bien stressée à l’examen. Je l’ai signalé à la personne qui m’a posé la perfusion pour le produit de contraste et elle m’a dit de fermer les yeux et que cela allait durer environ 15mn.
Une fois entrée dans la machine, bloquée par une sorte de casque en plastique car la tête ne doit pas bouger, j’ai fermé les yeux. Et bien je peux dire que cela fait un sacré bruit ! Et j’ai commencé à paniquer. Heureusement, là, j’ai ouvert les yeux (on peut garder ses lentilles, ouf) et il y avait un petit miroir permettant de voir dans la salle où ils commandent la machine. Miroir salvateur car il ouvre sur l’extérieur et juste cela m’a permis de me calmer. J’ai regardé la personne derrière son ordinateur tout du long, je me rappelle l’avoir vu boire à sa petite bouteille d’eau.
Après l’examen, j’ai attendu un moment, tranquillement, dans un box et le radiologue est venu m’annoncer la nouvelle: méningiome mais certainement bénin. Là, je suis restée figée, j’avais entendu ce mot mais je ne savais pas ce que c’était réellement.
J’ai ensuite passé un scanner complémentaire, cet examen est bien moins stressant et c’est très bien déroulé.

Ma deuxième IRM a été faite dans une autre clinique. Là, il m’ont donné des boules Quies, parfaites car elles atténuent le bruit. Ils avaient mis en place le petit miroir et on y voyant un écran d’ordinateur où ils passaient un dessin animé de Walt Disney … bon, sans le son et tout petit un peu lassant mais cela m’a bien occupée et j’ai trouvé l’examen rapide. Je n’étais pas seule ce jour là, donc j’ai attendu les résultats en discutant dans une salle d’attente.

La dernière fois, il y a peu de temps car aujourd’hui je dois passer une IRM de contrôle tous les ans depuis l’opération, je suis retournée dans la première clinique. Le petit miroir était tout décalé, je n’y voyais rien mais je n’ai pas stressé. L’IRM n’est pas un examen douloureux, on ne sent rien. Il faut juste être patient. J’ai donc pensé à plein de choses que j’allais faire dans l’après midi en rentrant. L’attente des résultats dans le box, c’était plus compliqué. Heureusement, j’ai pu sortir mon portable et aller me promener sur internet. Là, le radiologue m’a expédiée en vitesse, ne voulant pas vraiment interpréter l’examen. « Voyez avec votre chirurgien ». Les autres fois, ils m’avaient parlé longuement, expliquant bien les choses et répondant aux questions … comme quoi, tout dépend de sur qui nous tombons ou peut-être comme ils font passer de nombreuses IRM chaque jour, maintenant les radiologues prennent moins de temps avec les patients …